ASSOUMANE Habibou

Niger :la réunion annuelle des géomanciens, la terre a parlé!

géomancieAu Niger, les cultes animistes sont notoirement connues dans le pays haussa, à Dogondoutchi  à Gazaoua, en passant par Birni N’Konni et Tibiri dans le Gober. Malgré l’influence des religions monothéistes (l’islam et le christianisme) dans nos sociétés, ces pratiques ne sont pas totalement parties. Par tradition, à l’approche des cultures, les communautés des féticheurs, des voyants et autres vodou se réunissent pour informer l’opinion nationale de ce que serait l’année ; la nouvelle saison de pluie. À travers une cérémonie appelée « Ouverture de la Brousse ». À Tahoua, c’est dans un village de Massalata qu’est organisée chaque année cette cérémonie. Grace à elle, les géomanciens donnent coup d’envoi pour le défrichage des champs est donné ainsi que le début des chasses pour les initiés.

 En Afrique de façon générale et au Niger en particulier, les féticheurs ont un pouvoir mystique. Ce sont des animistes, des conservateurs d’une très ancienne religion de l’Afrique noire. Ils  ont un grand rôle dans les prises de décision dans nos sociétés traditionnelles. Au nom de la liberté de religion et du culte, cette croyance n’est pas prête à disparaitre. La cérémonie proprement dite de « l’Ouverture de la Brousse », commence au 14e jour du 4e mois hégirien. C’est un grand rassemblement annuel qui regroupe beaucoup de curieux venants de tous les quatre coins du pays. La  manifestation est organisée chez le roi des féticheurs. Il doit, avec les autres géomanciens invités, faire « parler la terre » et prédire la nouvelle campagne des cultures. Tous s’assoient sur le sol. Le chef pose l’une ses jambes sur un bloc de sel. Aucun d’eux ne porte de coiffure. Autour d’eux, les autres cadeaux offerts par le chef coutumier composé surtout des dattes, noix de cola et tabac. Une bande de curieux les encerclent ensuite. Aucune femme n’assiste à la cérémonie (une autre injustice qu’elles doivent désormais ajouter dans leur cahier de doléances).  Pendant toute la durée de la cérémonie, les yeux sont ridés vers le groupe des féticheurs. Avec leurs doigts, ils dessinent des traits sur les sols qu’ils effacent immédiatement tout en murmurants des paroles qu’eux seuls connaissent le sens. Cette opération peut durer des minutes avant le verdict final qui est divulgué en public.  Après, ces résultats sont communiqués aux autorités administratives et costumières (malgré qu’elles soient présentes ou représentées). Cette année, les traits dessinés sur le sable ont parlé. Selon eux, la saison sera favorable à toutes les cultures. Les récoltes seront aussi abondantes. La réunion annuelle des féticheurs du Niger aussi a  révélé qu’il y aura au pays une pluie abondante mais suivie de vents violents. Les populations doivent faire beaucoup d’aumône. Des animaux doivent être sacrifié et leur viande (crue) distribuée. Pour ceux qui n’ont pas d’animaux, ils peuvent cuire des céréales et les partager au plus démunies. Vrai ou faux, personne ne peut confirmer ou infirmer ces dires. De toutes les années, les prédictions de ces géomanciens sont les mêmes.

Le Niger est un pays à forte dominance musulmane. Cette dernière interdit formellement la géomancie et toute forme de divination. Car, nul ne peut connaitre le destin de l’autre. Mais, leur  rôle de grands guérisseurs est reconnu par tous. Rares sont au Niger ceux qui n’ont pas fait recours à leur services. Beaucoup de nos hommes politiques font appellent à ces sorciers dans leur prise de décisions avec des graves conséquences sur la vie de la nation. Qu’ils s’agissent d’un mariage, d’une recherche d’emploi ou toute autre entreprise humaine, les candidats ne croient pas à la chance. L’accord d’un féticheur est nécessaire.


Les « poumons » économiques du Niger

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Au Niger, l’agriculture et l’élevage se côtoient bien qu’ils ne soient pas complètement intégrés l’un dans l’autre. De plus, des paysans ont certes des champs, mais à côté, ils élèvent quelques animaux, des petits ruminants au gros bétail. Il est important de souligner que la sécheresse de 1984 avait considérablement réduit l’effectif du cheptel dans ce pays. L’apport de ces deux secteurs se chiffre en centaines de milliards de F CFA dans le développement économique du pays.

La position géographique du Niger en fait une zone d’élevage qui est le domaine privilégié des nomades. L’élevage occupe une place importante, c’est la deuxième mamelle économique du pays. Ce secteur représente 13 % du PIB national et 35 % du PIB agricole. En cela, le Niger reste le plus grand fournisseur du bétail pour des pays comme le Nigeria. Chaque jour, devant les bureaux de la douane de B’Konni, ce sont des milliers de têtes d’animaux qui attendent la traversée de la frontière. L’exploitation du potentiel productif du secteur de l’élevage se fait à travers plusieurs filières comme : bétail sur pied ; viande ; cuirs et peaux ; lait et dérivés. Chez nous, l’élevage est de deux types. Ainsi on distingue : l’élevage traditionnel de type extensif touchant la quasi-totalité du cheptel basé sur la transhumance. Il y a aussi, l’élevage semi-extensif basé sur l’embouche, mais très peu développé. Selon le bilan de l’an 4 du président de la République pour la modernisation de l’élevage :1 273 vaches ont été inséminées, 314 fermes modernes et 18 fermes avicoles appuyées pour leur installation, 53 719 kits ménages et 27 984 kits volailles mis en place. En plus, dans le cadre de la reconstitution des petites unités familiales 285 036 petits ruminants, 15 174 ovins, 4 110 bovins d’embouche, 261 chameaux, 2 113 vaches laitières, 1 603 taurillons géniteurs, 31 508 pintades et poules ont été distribués aux populations vulnérables.

Bientôt, c’est le début de la saison des cultures au Niger. L’agriculture constitue la principale activité de la population, en dépit de l’insuffisance des terres de culture qui sévit dans le pays. Près de 85 % de la population active vit dans les zones rurales avec comme activité principale l’agriculture ou l’élevage. Essentiellement traditionnelle, l’agriculture au Niger représente environ 34, 8 % du PIB.  Les principales cultures sous pluie sont le mil, le sorgho, le niébé. Elles sont généralement cultivées en association. Il faut aussi ajouter la pratique des cultures de contre saison (oignon, manioc, patate douce, choux, etc.) dans les vallées, autour des points d’eau et autres sites aménagés à cet effet. La population agricole est tributaire des facteurs climatiques et pressions parasitaires. La terre constitue une source de survie pour les paysans qui en sont les usagers. Le droit d’usage se transmet par l’héritage, ce qui aboutit au morcellement des terres. La taille de l’exploitation diffère d’une zone à l’autre, d’une ethnie à l’autre, d’un groupe social à un autre. L’augmentation de superficie est surtout liée à la disparition des jachères d’une part et la mise en valeur des terres récupérées par sous-solage des plateaux d’autre part. Cette année, le gouvernement a mis en place des semences de toutes catégories au niveau des régions. Il s’agit de 33 724 tonnes de semences de céréales (mil et sorgho), de 5 251,372 tonnes de semences légumineuses (niébé et arachide), de 2 694 755 tonnes de semences de céréales irriguées (maïs et blé),
31 721 295 kg de semences potagères, de 5 530 tonnes de semenceaux de pommes de terre et plus de 62 millions de boutures de manioc et patate douce (bilan présidentiel).

Un villageois sans champ, c’est comme un militaire sans arme. La possession de champs et d’animaux constitue un moyen d’affirmation de soi dans les villages nigériens.  Malgré l’absence quasi totale de l’industrie agroalimentaire, la modernisation de ces secteurs doit être prise au sérieux.


Niger:qui est-ce qui ont tué le Général Ba’aré ?

Défunt président du Niger
Défunt président du Niger

Ibrahim Ba’aré Maïnassara a été assassiné le 9 avril 1999 lors d’un coup d’État orchestré par les éléments de sa propre garde présidentielle sous le commandement du chef de bataillon Daouda Malam Wanké. Il était le seul président tué lors d’un coup d’état militaire organisé au Niger. Dès lors, sa famille et ses proches au premier rang son parti politique réclament justice.

 Depuis maintenant 16 ans, le Rassemblement pour la Démocratie et le Progrès (RDP JAMAA son parti politique) célèbre l’anniversaire de l’assassinat lâche, du feu Président Ibrahim Ba’aré Mainassara. Il a été tué dans un accident malheureux comme l’on toujours soutenu ses successeurs.  Mitraillé sur le tarmac de l’aéroport international de Niamey, le Général Ba’aré n’a pas eu droit à un emprisonnement comme les autres présidents victime d’un coup d’état. Il était lui-même arrivé au pourvoir grâce au putch militaire le 27 janvier 1996. Il  renversa Mahamane Ousmane, premier président démocratiquement élu du Niger. Son coup d’état à mis fin à une cohabitation chaotique qui risquait à tout moment d’embraser le pays. Tout va mal au pays.  Il mit fin au climat délétère qui régnait au sein des partis politiques datant. En ce moment tout le Niger a salué  son geste. Il prend la tête du Conseil de salut national (CSN) et dirigea le pays sous la transition militaire pendant 6 mois. De toutes les contrés du pays des marches de soutien aux puchistes ont été organisées, d’où la création du COSIMBA (Comité de soutien Ibrahim Ba’aré Mainassara).

 Selon c’est proches, « il n’était pas venu au pourvoir par ambition ou par soif du pouvoir. C’est un visionnaire ». Mais ce qui, n’était pas du tout vrai. Après la période transitoire, le  Général refuse de quitter le perçoir. Avec son COSIMBA, il met mis en place un gigantesque projet d’instrumentalisation du peuple. Il se présenta aux élections présidentielles du 16 novembre 1997. Elections qu’il remporta dès le premier tour avec plus 52% dans des conditions peu orthodoxes. Peut de temps après il transforme son comité de soutien en parti politique. Le  Rassemblement pour la Démocratie et le Progrès (qui devient en son temps la seule force politique) Aujourd’hui, il se perd à la 6e ou 7e place dans les classements. Après le hold up électoral du 16 novembre, l’opposition politique réunie au sein du le Front pour la Restauration et la Défense de la Démocratie (FRDD) n’a pas rendu les choses faciles au Général.  Les journées d’imitative pour la démocratie et les journées d’actions pour la démocratie ont complètement affaibli le pouvoir de Ba’aré. Ainsi, il se transforme en un rien de temps en dictature. On revient à la case de départ. Des opposants, des journalistes, des étudiants, tous se qui gênent le pouvoir de Ba’aré sont battus, emprisonnés. Des  innocents ont été  maltraités par la gestapo du pouvoir. Toutes les libertés ont été supprimées. En effet, Ibrahima Ba’aré Mainassara a eu la malchance d’être entouré par des gens très malhonnêtes, des gens qui ont tout sauf un comportement démocratique. Ce sont eux qui ont contribué inévitablement à sa chute. Car je me souviens à la veille de sa mort, un ministre menaçait les opposants et tous ceux qui veulent manifester contre le pouvoir en place, de peine de mort. Selon ses dires « la peine de mort n’est pas aboli au Niger; les textes sont là! ». Le lendemain matin, c’est la mort de Ba’aré qui a été annoncée sur les ondes au lieu de l’arrestation des opposants comme le souhaitait le ministre. Aujourd’hui, ces mêmes gens ont sa mort sur leur conscience. L’annonce du décès inexpliqué du président de la république n’a choqué personne au Niger. Plutôt c’est la joie dans tout le pays. Elle a été un grand   A cette époque nous étions au Lycée. Dans notre dortoir, les élèves étaient fous de joie. Certains versaient même de l’eau par terre et tentaient de le boire.  Les seuls personnes qui n’ont pas manifesté leur joie, le vendredi 9 avril 1999, c’est peut les membres de sa famille.

Malgré les quelques condamnations, rien n’est arrivé aux assassins de Ba’aré, ni à leurs complices. Chaque année, ces partisans et sympathisants réclament justice. Jusqu’ici, aucune enquête digne de son n’a été diligentée pour au moins connaitre ce qui s’est passé ce jour..  La disposition de  la constitution du Niger était-elle favorable a une telle démarche ? Mieux, la vérité sur la mort du Général Ba’aré est-elle vraiment à l’ordre du jour au Niger ? Le principale accusé le chef de bataillon Daouda Malam Wanké lui aussi n’est plus de ce monde, sur qui reposera désormais la faute? Toute fois, les Nigériens ont commencé à regretter cet assassinat avant que la lumière soit faite si ça sera le cas.


Niger: le Président de la République fait le bilan

Issoufou Mahamadou était élu au 2e tour des élections présidentielles organisées le, 12 Mars 2011 au Niger. Son parti le PNDS-TARAYYA et ses alliés, avaient récolté 1.200.000 votes. Le 7 avril, de la même année, il a été investi à ses fonctions du Président de la 7é république du Niger après 20 ans d’opposition. Il  y a  4 ans maintenant,  cette date est maintenue pour la célébration de l’anniversaire de son investiture  à la magistrature du pays. Au même moment, il est organisée une conférence de presse au cour de laquelle, le Président retrace le bilan des réalisations de son gouvernement ; les attentes de la population et les perspectives.

La conférence de presse annuelle du président Issoufou Mahamadou, le mardi passé a été retransmise en directe à la radio et à la télévision nationale. Il s’est agit pour lui de faire le bilan de ses 4 années au pouvoir. L’économie, la solidarité des Nigériens, les relations extérieures, les objectifs du gouvernement  sont entre autres les points détaillés lors de cet exercice médiatique. Des investissements pour accéléré la cadence des programmes phares dans le domaine socioéconomique. Avec sa volonté politique affichée avec la réalisation de nombreux projets, le président Issoufou s’est résolument engagé d’agir sur la voie du développement national, de l’émergence et la grandeur du Niger ainsi que pour le bonheur et  de la dignité de tous les Nigériens.

Ce point de presse a permis au président de la république de faire l’étalage de son programme politique pour lequel les Nigériens lui ont accordé leur confiance un soir du 12 mars 2011. La Renaissance du Niger, c’est le nom que porte ce fameux programme composé de 8 axes prioritaires.  Il s’agit de :

  1. Bâtir des institutions démocratiques, fortes, crédibles et durables ;
  2. Assurer la sécurité des personnes et des biens sur toute l’étendue du territoire national ;
  3. Relancer l’économie et promouvoir le développement social à travers des Investissements publics ;
  4. Assurer la sécurité alimentaire à travers l’initiative 3n (les nigériens Nourrissent les nigériens) ;
  5. Assurer l’accès à l’eau potable pour tous à travers la réhabilitation et la construction d’ouvrages hydrauliques urbains, ruraux et pastoraux
  6. Développer les infrastructures et l’énergie par des investissements dans les routes, les pistes rurales, l’électricité et les chemins de fer ;
  7. Améliorer significativement les indicateurs sociaux (éducation, santé) ;
  8. Créer des emplois au profit des jeunes.

Lors de cet entretien, un point a retenu mon attention, celui qui concerne l’éducation de base. Pour le président Nigérien, les principaux objectifs visés à travers un tel axe sont:

  • Rendre la scolarisation obligatoire et gratuite jusqu’à l’âge de 16 ans ;
  • Construire 3.000 classes en matériaux définitifs par an;
  • Recruter 2.500 enseignants à la fonction publique par an
  • Porter la proportion des bacheliers pour une même génération d’âge à 10% ;
  • Porter la part des effectifs de l’enseignement professionnel et technique de 8% à 25% de ceux de l’enseignement de base en 2015 ;
  • Soutenir la recherche fondamentale et la recherche appliquée et les adapter aux besoins de l’économie.

En cela et toujours, selon le bilan de cette Renaissance, 6 665 classes sont construites. Tandis que 3 683 sont en cours de construction, soit un total de 10 348. L’état nigérien pendant ces 4 ans du System Guri a intégré, 6.130 enseignants contractuels à la Fonction Publique et 4.220 autres sont en cours de recrutement, soit un total de 10.350 enseignants. Aussi, 20.100 nouveaux enseignants contractuels ont été recrutés pour le besoin de l’expansion du système.

En effet, bon nombre de Nigériens croit, le mardi soir, que le Président de la république a assuré.  Egal à lui-même, il a montré à l’opinion nationale et internationale, sa bonne maitrise des différents dossiers concernant son pays. Comme un élève devant ses examinateurs, il a donné des réponses claires à beaucoup de questions qui lui ont été posées. Néanmoins, malgré cette belle présentation appuyée par des tonnes de chiffres, certains Nigériens qui « condamnent le crocodile avant d’aller à la rivière », pensent toujours que c’est du bleffe. Rien de ce qu’a dit le Président semble vrai. Pour eux, ce qu’a fait Issoufou ce jour là n’est que de « l’eau versée sur le dos d’un canard ».


Les homosexuels sont partout !

homosexuelL’homosexualité (ou, plus rarement « l’homophilie ») est un ensemble de comportements caractérisé par le désir, l’amour, l’attirance sexuelle ou la pratique de rapports sexuels entre individus de même sexe. Au Niger cette pratique ou du moins ces comportements sont très répréhensibles et passible d’amende ou d’emprisonnement. Chez moi, le sexe c’est un tabou. Un comportement érotique ne s’affiche guère en public. En un mot la culture sexuelle n’est pas développée au Niger.

A Tahoua, un réseau composé des hommes (parfois avec un grand rang social) qui s’adonnent à des pratiques sexuelles avec d’autres hommes a été découvert. La plus part de  ceux qui ont été impliqués ont des soupçons qui pèsent sur eux, d’autres non. Avec l’avènement des associations de défense des droits de l’Homme, et sans preuve rien ne peut leur arriver. Ces gens offrent des cadeaux aux petits enfants pour enfin leur imposer de coucher avec eux. L’un d’eux, a convaincu ses « proies » en leur achetant des taxis motos neuves. Il a été découvert quand l’un des enfants qu’il couchait avec était tombé gravement malade. L’acte sexuel, lui a endommagé l’orifice anal. Malgré les vaines tentatives pour étouffer l’affaire, les parents du petit étaient obligés de dénoncer le coupable et porter plainte. A l’heure actuelle, il se trouve à la prison civile de Tahoua entrain de purger sa peine. L’enfant  était admis dans un centre de soin, mais avec de graves séquelles, selon certaines de mes sources. Avant même celui-là deux autres personnes étaient arrêtées pour les mêmes motifs. Une semaines de cela, un jeune garçon venu chercher du travail en ville a été baisé (excusez-moi du terme) par un commerçant. Selon les dires du jeune homme, le pervers lui a offert un billet de 5 000 F CFA après avoir fini son forfait et lui a interdit d’en parler à personne. La somme est énorme pour un villageois, mais elle ne lui  pas permis de garder sa langue dans sa bouche. Une fois dehors, il raconta tout à ces camardes, qui a leur tour informa les autres. A l’heure actuelle, le type se trouve enfermé dans les locaux de la gendarmerie en attendant que l’enquête soit finie pour un possible transmettre du dossier à la justice. Un autre cas démantelé, c’est celui des femmes lesbiennes. Des femmes respectueuses s’introduisent dans des cérémonies avec d’autres femmes où elles tissent des liens avec des jeunes files innocentes. Elles leurs font miroité de l’argent pour les prendre facilement dans leur pièges.

En 1996, moi-même j’ai était témoin d’une scène homosexuel. C’était au collège. Vers le petit mati, un type est venu là où nous dormons (moi, un grand frère et cousin). Le grand frère et moi sont plus âgés que le cousin. Sa présence, m’a réveillé. Pris de peur je n’ai pas pu bouger ou exécuté un signe qui lui permettra de savoir que je ne dors pas. Nous étions couchés chacun sur sa propre natte, mais côte à cote. Il me dépassa, dépassa le grand frère et alla se mettre derrière le cousin. J’avais eu peur, vraiment peur en ce moment. Car, des rumeurs couraient dans le quartier que c’est un coupeur de têtes. Je pensais qu’il est venu couper aussi la tête du cousin. Je ne sais plus rien faire. De ma nattes, je secouais le pied du grand frère qui se réveillât en sursaut et se tenait assied face à notre pseudo coupeur de tête. Le grand frère fut pris de panique lui aussi. Il se recouvra de son drap automatiquement. Il se  précipitât alors dans sa maison. Le  matin, il ne peut plus nous regardait en face. Il sait qu’on sait. Nous aussi nous ne pouvons rien lui faire.  C’est un tuteur de l’un de nous. Mais quand nous avons relaté les faits à son voisin, il nous conseilla d’exploiter la situation : Faire du chantage pour lui soutirer de l’argent.  Mais c’est impossible. Car notre éducation et notre culture, nous interdisent formellement de faire du chantage surtout à des personnes âgées. Au moment du fait il doit avoir plu de 50 ans. De façon générale, il existe une croyance chez nous, selon laquelle, quand une personne couche avec une autre du même sexe, elle a une forte de devenir riche. Mais avant, pourquoi ne pas connaitre toujours avec qui cohabitait votre enfant, votre frère, votre sœur ?


Niger : la différence entre enseignants contractuels et les titulaires est réelle

un enseignant en classe

Au Niger, le corps d’enseignement que ça soit au primaire ou au secondaire, est composé d’enseignants titulaires et des contractuels. Ces derniers constituent plus de 80% des travailleurs au Niger. Le Niger a adhéré à cette politique depuis 1998, après que le système de volontariat soit abandonné. Le recrutement d’enseignants contractuels a été initié au pays pour développer de façon significative l’éducation de base. Ces dernières années on remarque une féminisation de la fonction d’enseignant tout comme le secteur de la santé. Ces enseignants assurent leur service souvent au grand regret des parents d’élèves. Car la plus part d’entre eux, le sont par contrainte (mêmes certains titulaires). Ils sont sans conviction ni motivation.  L’enseignement est en cela, devenu aujourd’hui leur dernier recours pour ne pas rester au chômage et aussi pour faire à la précarité de la vie. Avec le brevet seul, on peut servir dans une école primaire. Au moins le Baccalauréat est demandé dans le secondaire.

La différence entre un enseignant dit contractuel et un titulaire est grande. Les enseignants titulaires sont ceux qui ont la chance d’être intégrés dans la fonction publique par l’attribution d’un numéro matricule. Ils sont mis sous le grand et prestigieux parapluie de  fonctionnaires de l’état.  A la fin de chaque mois, la régularité de salaires à terme échu leurs est une garantie empochée. Ils sont inscrits à la CNSS (Caisse Nationale de Sécurité Sociale) pour bénéficient de la sécurité sociale et de droit à la pension de la retraite. Cela leur donne la  crédibilité et solvabilité nécessaire auprès des institutions financières et peuvent avoir accès aux divers crédits bancaires. Quant aux enseignants contractuels, leurs statut est bâti  sur une véritable montagne de discriminations et d’atteintes aux droits de travail et de la personne humaine tout court. A diplôme égale le salaire n’est pas égal. Aux volumes horaires égaux, la rémunération est différente. Les discriminations d’étendent jusqu’à la nomenclature de la rémunération. Tandis que celle des enseignants titulaires est appelée salaire, celle des contractuelle est nommée pécule. Au moment des affections, ils sont le plus souvent envoyés dans les endroits les plus enclavés des communes ; là où aucun titulaires ne veut aller.  Bref, les ONG et institutions de défense de droit de travail et de la personne humaine ont assez de thématiques et de dossiers à défendre dans la sphère de l’enseignement sous contrat au Niger. Il faut rappeler que dans la ville de Tahoua, en grande partie, ce sont des femmes qui dispensent les cours dans les écoles. Elles sont des épouses de fonctionnaires ou autres privilégiés. Elles bénéficient du statut « regroupement familial » pour rester en ville. Elles sont deux à trois éducatrices dans une même classe au moment où certaines écoles manquent d’enseignants. . Mais un jour, un enseignant mécontent du système m’affirme qu’il y a maintenant des femmes célibataires qui sont affectées en ville.

Chez moi, il est difficile de donner à un contractuel la direction d’une école surtout à cantine. Les écoles à cantine sont généralement ces écoles nomades où les élèves sont pris en charge jusqu’au la nourriture par l’état. Elles sont crée essentiellement pour la lutte contre l’extrême pauvreté, l’analphabétisme et pour la promotion du développement rural. Pour cela je n’oublie jamais une phrase d’un ancien coordinateur d’un projet qui me dit « fiston, dans ce pays pour être nommé ou affecté il faut avoir une coloration politique ». Un directeur d’enseignement les mois passés a voulu réparé cette injustice dans la ville de Tahoua par ce qu’il appelle, redéploiement. Mais cela, lui valu une affectation en pleine année. Certaines écoles de Tahoua ont même des secrétaires. Je vois mal la fonction d’une secrétaire dans des établissements scolaires qui n’ont ni électricité, ni matériels informatiques.

Toute fois, certains contractuels se cachent derrière l’idée fallacieuse de vie de misère pour bâcler leur boulot. A une semaine de retour de congés de pâques, il y des enseignants contractuels qui n’ont pas encore repris les cours.  Ils prétextaient qu’ils n’ont pas de moyens pour y retourner dans leurs postes respectifs. Ils n’ont pas de quoi assurer leurs arrières au dernier trimestre de l’année. « La recherche » du pécule est devenue une autre façon pour les enseignants contractuels de se reposer. Une fois au trésor, ils créeront toutes les conditions possibles pour ne pas retourner à l’école vite (surtout les femmes). Quand une est payée, elle reste chez elle ou raccompagne les autres collègues jusqu’à ce qu’elles soient toutes désintéressées. Les responsables éducatifs de la région de Tahoua sont tous conscient de cette situation ; mais personne ne veut faire quelque chose. Si le paiement prend assez de temps au trésor, pourquoi ne pas domicilier le salaire/pécule de tout le monde dans les banques de la place ? L’homme ne fait rien au hasard. Quand j’ai interpellé une enseignante un jour sur cette question, elle me répondit sans vergogne, « mais qui va payer les frais de tenue de compte si on retourne à la banque? » Elle ajoute, « si tu fais une sommation en fin d’année, cet argent coupé par ta banque c’est énorme. Pour cela laisse-nous aller au trésor, ça ne nous dérange guerre. Mieux ça nous permet aussi de faire des retrouvailles ». C’est vraiment dommage ! Des gens dont l’avenir de nos enfants est dans leurs propres mains s’expriment ainsi. Un autre problème qui retarde de façon significative le paiement des pécules du contractuel sont surtout les erreurs sur les états de paiements. Tout le monde sait combien les comptables sont sensibles aux erreurs. Ils peuvent te faire reprendre une facture autant de fois, surtout s’il sait qu’il ne peut rien gagner avec vous. Mais entre nous les financiers, vous savez que parfois les corrections que vous demandé sont fantaisistes. Rappelez-vous du comptable de l’Assemblée nationale qui a voulu énervé un fournisseur. Qu’est ce lui était arrivé ?


Buhari, élu président du Nigeria

Nouveau Président élu du Nigéria
Muhammadu Buhari nouveau président élu du Nigeria

 

A quatre reprises, il a été  candidat à la présidentielle nigériane. Trois fois d’affilée, il a été battu. A 72 ans, cet ancien général de l’armée ne s’est pas découragé. Imagine si tu participes à une compétition et que tu loupes autant de fois ? Au Niger, ces élections ne sont pas passées inaperçues. On s’intéresse beaucoup à ce qui se passe chez notre grand voisin. Toute nouvelle situation au Nigeria a impact certain sur mon pays. Dès l’ouverture des bureaux de vote, nous étions à l’écoute jusqu’à la proclamation officielle des résultats. Toute la journée du mardi, j’étais partagé entre, la télé, ma radio et Internet. Je ne veux rien manquer de cette présidentielle. Souvent c’est moi-même qui renseignais certains de mes amis qui n’ont pas accès aux infos.

Je supporte Buhari, comme beaucoup de mes compatriotes. S’il n’avait pas gagné, je serais très déçu. Mais, pas plus ces Nigérians qui attendent l’arrivée au pouvoir de celui dont l’espoir d’une nouvelle relance économique du pays repose sur ses épaules. Après la mort subite du général Abacha le 8 juin  1998, c’est à Olushegun Obasanjo, originaire du Sud (un ex-militaire) qu’est revenu l’honneur de diriger la destinée de tous les Nigérians sous la bannière du PDP, Parti démocratique populaire (People’s Democratic Party ou PDP). Pendant quinze ans, ce parti politique considéré comme le plus grand en Afrique gouverna sans partage. Obasanjo est arrivé au pouvoir au moment où le Nigérian s’indignait contre ces nombreuses années sous le joug militaire. Quelque temps après, l’élection triomphale de ce dernier à la magistrature du pays, les citoyens ne remarquent aucun changement. Ils commencèrent ainsi à fantasmer sur les régimes antérieurs que ce qu’ils en ont actuellement. Pendant le règne militaire, le Nigeria n’a pas connu des moments d’instabilité et d’incertitude comme il le vivait sous l’ère démocratique. Pays le plus peuplé de l’Afrique, il a traversé d’importantes crises sociopolitiques et économiques de 1999 à ce jour. Le général Muhammad Buhari et son parti APC (All Progressives Congress), créé il y a de cela deux ans ont marqué l’histoire. Et dans l’histoire politique de ce géant continental, c’est la première fois qu’un parti politique de  l’opposition arrive au pouvoir par la voie des urnes : 15,4 millions contre 13, 3 soit un écart de plus de 2 millions. Ce n’est pas un « poisson d’avril ».

Buhari a remporté cette élection parce que le peuple nigérian l’a choisi au détriment d’un gouvernement laxiste qu’il juge peu soucieux des conditions empiriques dans lesquels il végète. Il sera président du Nigeria, parce que cette « main invisible », de la mafia politique l’a voulu. Il n’est un secret pour personne, des gens comme le général Ibrahim Badamasi Babangida surnommé « le Maradona » de la politique nigériane ou Obasanjo, sont des « Godfathers »politiques dont les derniers mots comptent beaucoup dans des prises de décisions sur la vie de la nation. L’ancien gouverneur de la Banque centrale, Sanusi Lamido Sanusi le savait bien avant de devenir l’émir de Kano.  De tous les hommes politiques du Nigeria, Buhari reste et demeure le seul qui n’a pas les mains sales. Son nom n’est jusqu’ici cité dans aucune affaire de corruption ou de magouille. Espérons que désormais ces mains propres, ne seront pas souillées! Il doit se consacrer à la question sécuritaire, à l’économie, à l’emploi ainsi qu’à la lutte contre corruption, l’un des maux qui ternissent l’image du pays.

Le président sortant Goodluck Jonathan, a surpris tout le monde, quand il appelé son adversaire pour le féliciter avant même la proclamation définitive des résultats. Personne n’a cru à leur promesse de bonne foi, de respecter la décision des urnes. Beaucoup d’observateurs pensaient que ce scrutin ne s’achèverait pas sans difficulté comme en 2011. Après quelques attentats contre les bureaux électoraux, la secte Boko Haram n’a pas réussi à semer la peur dans l’esprit des électeurs et n’a pas pu empêcher les votes comme l’a promis Shekau. Le Nigeria est sorti de cette élection, fort et unifié.


Méfiez-vous des messages scam !

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La semaine passée, un peu avant minuit, j’ai reçu un mail d’une « correspondante inconnue ». Inconnue, mais pas loin de chez moi peut-être. Ce sont ces genres de messages frauduleux, appelés « Scam ». La Côte d’Ivoire a été longtemps le fief incontesté du réseau de ces mafieux en Afrique de l’Ouest après le Nigeria. Elles sont nombreuses les victimes du 419 tant à l’intérieur qu’à l’extérieur de ce pays. Depuis un certain temps, on remarque aisément que le Bénin aussi commence à être leur base arrière. Cette nuit, j’entendis mon cellulaire sonner. J’ai oublié de l’éteindre. Depuis qu’on m’a appelé un jour à 3 heures du matin pour m’annoncer le décès d’un petit frère, j’éteins mon cellulaire la nuit. J’ai pris soin aussi de différencier mes sonneries. Celle de mes contacts favoris à part. Une autre pour mes messages SMS et enfin une autre pour les mails. J’utilise toujours des sonneries par défaut, jamais de « ringing tones » fantaisistes. Je lis aussi, rarement des mails, dont j’ignore la provenance. A l’ouverture de celui du mardi passé, c’est un long texte très touchant qui m’accueille.

 « Bonjour, L’Homme de par sa grandeur ne pourrait dépasser les limites de la suprématie terrestre. Seul Dieu est capable de juger bon nos actes. Je voudrais que vous prêtiez attention particulière à mon message car le grand humaniste Raoul FOLLEREAU nous a enseignés que « NUL  N’A  LE  DROIT D’ÊTRES HEUREUX S TOUT SEUL ». Je réponds au nom de MADAME FERER JOSIANE  de nationalité Canadienne actuellement en Grande-Bretagne(Angleterre) suite au désagrément qu’a connu ma santé. J’ai fait mes activités en Afrique de l’ouest je me suis basé précisément au Bénin ou j’ai fais mes affaires dans le domaine Agricole, j’ai eu aussi des actions dans plusieurs banques ce qui m’a permis d’avoir d’importantes somme de 6.000.000€ (Euros) pouvant permettre d’abrité les enfants en crises comme la souligné Dieu dans une de ses dis. D’après les analyses faites par mon Docteur, je souffre d’une Cardiopathie ischémique qui est déjà à son apogée. Je suis une femme stérile mon souci est que je veux voir mes ambitions s’accomplir ; raison pour laquelle j’ai fait élaborer beaucoup de projets que j’aimerai traiter avec des gens sérieux. Je suis à la recherche d’une personne qui a la crainte de DIEU à qui confier cette fortune pour construire un orphelinat, créer d’emplois de servir les démunies. Je vous prie de bien vouloir me contacter de toute urgence avec tous vos coordonnées pour me permettre de mettre en contact avec mon notaire qui s’occupera de la procédure de cette donation et du transfert du fonds. Veuillez me contacter à mon adresse mail: josianeferer@yahoo.fr  Merci pour la compréhension. Que la paix du seigneur soit avec vous. Mme MADAME FERER JOSIANE »   

Ce mail n’est pas le premier (ni moins le dernier) du genre que j’ai l’habitude de recevoir. Mais j’ai décidé aujourd’hui, de partager celui-là avec vous enfin que vous preniez conscience et éviter d’être victime un jour.  Leurs contenus sont toujours les mêmes : « une personne malade »; « fille/épouse d’un ancien président » qui veut léguer ces biens à un inconnu. Mais pour qui ils nous prennent ces « brouteurs« ? Des assoiffés d’argent ? Sur beaucoup de points, je crois que ma correspondante, MADAME FERER JOSIANE (si c’est son nom), s’était trompée sur mon cas.  Malgré que je ne sois pas riche, je ne suis pas à la recherche du gain facile. Elle veut quelqu’un qui a une crainte de Dieu. Mais qui lui a dit que je suis un religieux ? Néanmoins, en matière d’argent, il ne faut faire confiance qu’à soi. Madame, vous êtes tout sauf humaniste et rusée. Si vous voulez réellement faire une oeuvre caritative, n’allez pas loin : Unicef, SOS, les ONG sont là. Ils utiliseront votre argent à bon escient. Et rappelez-vous d’une chose « un jour on est chasseur, un autre jour on devient le gibier ». Quant à toi l’internaute, n’ouvre jamais les sites dont tu doutes de la fiabilité et n’oublie pas de laisser ton dossier Spam à l’oeuvre.


Niger : Tajaé-Hayi inaugure sa première mosquée de vendredi

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Hayi, est l’un des cinq quartiers qui composent le village de Tajaé sédentaire ( Hayi, Tudun Bisa, Tudun Kasa, Anguwa, et Eddoli).  Ce dernier est l’un des plus grands et importants villages administratifs du canton d’Illéla mais aussi et surtout de la commune rurale de Tajaé. La mosquée qui s’inaugure à Hayi a été construite grâce au concours d’une Association de bienfaisance saoudienne et le soutien de tous les villageois. Au paravent, ces habitants parcourent plus de 2 km pour réaliser ce « petit pèlerinage ». Depuis ce vendredi  27 Mars 2015, les fidèles musulmans de Hayi n’auront plus besoin de faire ce long trajet. Hayi ou Tajaé Hayi (les 2 appellations sont  les valables) est mon village natal. De façon réglementaire, ce n’est pas un village. Mais ces deux dernières années, un sentiment éphémère d’avoir leur chef et un statut de village administratif a commencé à se nourrir chez les villageois.  C’est le seul quartier qui reste isolé du village de Tajaé sédentaire. Traversé par un grand ravin, il est à plusieurs reprises confronté à des problèmes d’inondations.

La cérémonie d’inauguration de cette mosquée a commencé par la lecture du Saint Coran dès le matin. Elle a été présidée par le Cadi et la forte délégation du Chef de Canton de l’Ader (représenté par son adjoint). Les populations des villages voisins étaient présentes. La diaspora n’est pas, elle aussi resté en marge de cette cérémonie. A Hayi ce matin, avant 11 heures déjà,  tout est fin prêt pour la cérémonie. L’hospitalité légendaire qui  caractérise les populations rurales n’a pas manqué ce jour là. Chaque famille a préparé au moins un plat (selon ses moyens) pour accueillir les invités. C’était le représentant du Cadi qui a dirigé la première prière de vendredi dans cette mosquée. Une heure avant le début de la prière, la mosquée était pleine. Il n y a plus de places. Les autres étaient obligés de rester dehors.   A la fin de la prière, ont débuté les interventions. A commencer par celle de l’Imam, qui a prié pour que la paix et la stabilité descendent au Niger. Ensuite c’est autour de l’adjoint du chef de canton d’Illéla (Dan Galadima), qui a de prime à bord remercié les habitants pour leur accueil chaleureux. Il les a encouragé et félicité pour avoir mis tout en place en vue de la réalisation d’un tel joyau. Il les a enfin défendu à la paresse, l’ignorance dans la croyance. Car selon lui, ce qui est entrain de se passer dans le Nord du Nigéria avec la secte Boko Haram,  n’est rien d’autre que le fruit de l’ignorance. L’intervention la plus marquante fut celle du prince, Illia Kadi (membre de la délégation du chef de Canton), dans laquelle il reconnaît les habitants de Hayi en vrais cultivateurs de la paix et de la cohésion sociale. Pour étayer ses dires, il affirme qu’ils n’ont jamais dans leur Assemblée à Illéla enregistrée une plainte venant d’un habitant de Hayi. Même celle qui est contre lui. La présentation du nouvel Imam de la mosquée de vendredi de Hayi a été l’avant dernier point de cette cérémonie. Halirou Ado, c’est son nom,  est le nouvel Imam. Fils d’un marabout, il est l’un des Imams d’une mosquée de vendredi les moins âgés (sinon le seul) de la commune. Il faut noter que les grands absents de cette inauguration sont sans doute, les hauts responsables municipaux.