ASSOUMANE Habibou

Etapes officielles d’un mariage Hausa

Particpants à un mariage HausaLe mariage, c’est ce lien secret qui uni l’homme est la femme . Il est un moyen indispensable qu’utilisent les humains pour la consolidation des liens favorables  à la survie de leurs sociétés. Le mariage est un bon baromètre de mesure du degré de responsabilité  des hommes dans les sociétés traditionnelles nigériennes. Une personne célibataire n’a pas les mêmes considérations, le même respect qu’un autre marié. Ses propos, ses avis dans une prise de décision n’ont pas un grand point. Être marié chez moi veut dire beaucoup de chose. C’est également avoir des grandes responsabilités.

Dans mon village natal, pour se marier, le jeune homme doit verser au moins une somme équivalente à 185€ aux parents de sa dulcinée. Le processus du mariage débute le jour de la fatiha (communément appelée cérémonie religieuse). C’est alors que, l’on parle de littéralement « attacher ou ligoter le mariage ». Pour attester ce contrat, dès la veille, la famille de la jeune mariée se prépare pour recevoir la délégation du jeune marié composée d’un représentant du père, d’un Imam du village ou du quartier et d’autres personnes proches. La particpation dès un et des autres, depend du rend social des familles qui se marient. La délégation se rend à un moment choisi en commun accord entre les deux parties. Elle amène avec elle la cola, (un fruit interdit à l’exportation en Arabie Saoudite) et une somme d’argent qui permet de faire face à certaines exigences coutumières. Pour la bonne marche des choses, la délégation du jeune marié est obligée de payer 20.000 à 30.000 F CFA. Une sorte de taxe qui sera partagée dans le village d’accueil entre le chef du village, les marabouts, les chefs de files de jeunes et des femmes, les grands parents de la jeune mariée, les « gaillards » du village, les coiffeurs, les forgerons et les griots, pour ne citer que cela. Un vrai business!

Après avoir réglé ces exigences avec en même temps la distribution de la cola (il n y a jamais de cérémonie  chez nous sans ce petit excitant). l’Imam prononce le « fatiha », au cours de laquelle, on procède au rituel de la demande en mariage qui consiste à ce qu’un parent du jeune marié demande à un parent de la jeune mariée la main de leur fille par cette formule : « je demande la main de votre fille pour mon enfants (les noms des concernés sont cités) ». Et l’autre de répondre « je lui ai donné ». La formule est répétée jusqu’à trois fois. Tout comme chez le Père ou le Pasteur à l’Eglise. La seule différence, c’est qu’ici tout ce passe en l’absence des futurs mariés. Après, l’Imam, prend la foule présente en témoin et entérine l’union sacré des deux mariés.

Après le mariage c’est une autre nouvelle vie, celle de couple qui attend les mariés. C’est la phase de gestion de foyer. Elle est  très difficile pour presque tous les couples. C’est une étape que moins de foyers arrivent à gérer. En ce moment précis, l’union créée pour le bien-être devient une illusion. Mal géré, le lien conjugal devient une conjugaison de problèmes. Cela peut désunir et engendrer des tentions entre les familles ou des groupes ethniques.


Un déguisement ridicule pour donner la mort

IMG_0202[1]Après l’usage des jeunes filles comme kamikaze, les combatants de boko haram se déguisent en femme pour se dissimiler dans les foules et accomplir leur forfait. C’est très grotesque, très immoral de s’habiller de la sorte  pour juste  tuer des pauvres innocents. Selon des sources sécuritaires nigérianes, le  malheureux combattants (sur la photo) a été arrêté à Baga. Dans une autre localité, ces mêmes combattants auraient abandonnée leurs propres armes. Le chasseur est devenu gibier. Car au début, c’est eux qui mettaient en déroute les  soldats nigérians et ramassaient tous leurs armes et minutions. Aujourd’hui c’est eux qui fuient et abandonnent les leurs. Les taux sont resserrés contre boko haram. Ils sont mis en sandwich par les armées camerounaises, nigériennes, tchadiennes ainsi que nigérianes. Si ce siège continu, Shekau et sa clique n’auront pas la tache facile. En cela, tout semble à croire, qu’ils sont en manque d’idées et de tactiques maintenant. Raison pour laqelle, ils utilisent des moyens maladroits pour atteindre leurs objectifs.

Le malchanceux combattant ou complice, pris à Baga par les militaires n’a pas eu vraiment de chance. Il n’a pas de chance, car même son déguisement ridicule a été contre lui. L’infortuné a oublié de bien raser la barbe et les moustaches. Même si certaines femmes nigérianes possèdent quelques poils sur le menton, celles de notre pseudo jihadiste ne peut pas tromper la vigilance d’aucun agent de sécurité. Aussi ses babouches sont beaucoup plus masculines que féminines. La secte Jama’atu Ahlis Sunna Lidda’Awati Wal-Jihad a des jours très difficiles devant elle.


Niger : les fausses rumeurs sur la marche du 17 février

www.rfi.fr
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Le 17 février dernier,  c’est une marée humaine indescriptible qui a apporté son soutien aux forces de défense et de sécurité qui combattent Boko Haram dans la région de Diffa. Mais certains esprits ont voulu que cette marche échoue. Dans leur litanie de mensonges, ils ont même fait courir des rumeurs qu’il y avait danger à participer à cette marche. Des SMS anonymes ont été envoyés à plusieurs personnes. Des messages faisant croire aux participants qu’il y avait une dizaine de jeunes filles prêtes (venues du Nigeria) à se faire exploser dans la foule. Malgré tout, les Nigériens ont transcendé tous ces ragots et ont marché.

D’après certaines sources jamais, une telle manifestation n’a réuni autant de monde. La réussite de cette marche a été historique. Elle fut la plus grande marche du pays qui a rassemblé toutes les forces vives de la nation. Cela a failli déranger certains frères. Les malins oiseaux se plaisent à raconter pour qui veut entendre leurs chants, que se qui ont marché le mardi passé ont été achetés encore. En clair, on leur a donné de l’argent pour qu’ils marchent. Des ministres, des députés, des ambassadeurs, des étudiants, des syndicalistes, des braves femmes, les vieillards, des enfants, la société civile, la jeunesse nigérienne, les religieux, tous ont étaient soudoyés ? Mais acheté par qui ? Et à combien ? Cela est une insulte à l’endroit de plus d’un million de personnes à travers tout le Niger qui ont participé à cette marche.

La participation à ce mouvement était libre ? Cela n’est un secret pour personne. Alors, pourquoi faire de l’intoxication, de la manipulation ? Ce que les hommes oublient et vite, un mensonge reste toujours un mensonge. Il rattrape son propriétaire, toujours quelle que soit la situation. Dans ce monde en perpétuelle mutation, même ceux qui disent la vérité payent parfois à leurs dépens. Les Nigériens ont prouvé leur capacité à raffermir leur unité quand le pays est en danger. En danger, surtout avec une présence dans son territoire des gens sans loi ni foi, comme ces terroristes de Boko Haram.

Une autre action, celle de récolter des fonds toujours au profit de nos soldats qui sont sur le front à Diffa a été initiée par un réseau de journalistes de la place. Vous qui voyez le mal partout, quel sera le gain des promoteurs d’une telle initiative ? Mais « chaque jour est une vie. Travaillons à la beauté des choses ».

 


Les Nigériens decendent dans les rues pour apporter leur soutien aux FDS

ArmeeAfficheSoutientMardi 17 février 2015, à l’appel du président Issoufou Mahamadou, nombreux étaient les Nigériens qui ont participé à la marche républicaine de soutien aux forces de dépense et de sécurité (FDS) qui combattent les islamistes de Boko Haram dans la région de Diffa. Cette marche pacifique contre l’agression de notre pays a été organisée dans les huit régions que compte le Niger.

Les rues étaient presque désertes à Tahoua hier. Toutes les écoles étaient fermées. Face à la nébuleuse Boko Haram et sa volonté de détruire certains pays, l’union sacrée derrière les forces armées s’est imposée. Cette manifestation très impressionnante retransmise en direct sur les ondes de la radio publique et de la télévision publique et privée témoigne de la volonté des filles et fils du Niger de dire non au terrorisme.

A Tahoua, cette marche qui a vu la participation de toutes les couches socioprofessionnelles de la région s’est déroulée dans une ambiance festive. Le peuple nigérien a apporté un soutien massif aux forces de défense. Abubakar Shekau aura du fil à tordre au Niger. Pour reprendre les propos du président de la République hier à la place de la concertation « le Niger sera sans nul doute le tombeau de Boko Haram ».


Comment BOKO HARAMA arrive à convaincre ces fillettes à être des kamikazes ?

https://koaci.com/nigeria-femmes-kamikaze-nouvelle-arme-boko-haram-97184.htmlL’un des moyens utilisés par Boko Haram pour tué et faire beaucoup de victimes est l’attaque à la bombe. Une personne transporte des charges explosives qu’elle fait sauter dans un marché, une école ou tout lieu public qui grouille de monde. Etonnamment ce sont des femmes ou plus précisément de jeunes filles qui font ce sale boulot pour Shekau. Ce sanguinaire gêné, veut faire croire à tout le monde qu’il est un jihadiste. Contrairement à beaucoup de ces islamistes,  le « Jihâd » ne signifie pas forcement la guerre sainte. C’est la lutte pour accomplir le bien et éradiquer l’injustice, l’oppression et le mal dans son ensemble de la société. C’est  une lutte sérieuse et sincère pour l’intérêt du musulman. Dans l’argumentaire des fanatiques religieux, une personne morte en jihad ira directement au paradis où 70 épouses toutes vierges lui son réservées. Partout où on parle de la guerre ce sont les hommes que l’on voit. Mais comment Boko Haram a pu convaincre ces jeunes filles ? Si elles savent bien qu’elles vont mourrir, il faut un raisonnement en peton pour leur faire accepter ce choix difficile. Ce n’est pas la promesse du paradis ni moins les vierges aux yeux noirs. Car non seulement elles sont des femmes et il n’est fait aucune mention dans le Coran du nombre exact de vierges au paradis. Le mariage entre le même sexe peine à s’imposer dans nos sociétés.  Mieux, selon les récits  religieux, concernant le paradis cela ne sera pas possible. Espérons que ce n’est pas parmi les lycéennes de Tchibok kidnappées qu’il puise sa nouvelle armée.


Première étape du mariage, en société Hausa

demande de mariageDans cette société à prédominance islamique, le mariage est de type dotal le mari doit verser une dot pour sa femme. La dot (sadaki) versée, exclusivement en argent, est de 30 000 Fcfa à 50 000 Fcfa. Elle est considérée comme le cachet légalisant l’union entre un homme et une femme selon les principes islamiques. La dot est remboursée par la femme lorsqu’elle décide de quitter son mari. C’est ce qu’on appelle le rachat. Dans le cas contraire elle revient de droit à la femme. Ce mariage  fait en plusieurs étapes. Aujourd’hui j’ai essayé de vous éclaircir sur la première étapes celle des démarches non officielles.

Les démarches officieuses :

Au début dans  les villages, que ça soit pour le jeune garçon ou pour la jeune fille, les parents décident de leur mariage sans demander leurs avis. C’est ainsi que deux chefs de famille peuvent décider de marier leurs enfants pour renforcer les liens familiaux ou amicaux. Les conjoints ne sont pas consultés mais ils sont informés. On utilisait cette formule qui a tendance à faire de la fille un objet ; lorsqu’il s’agissait d’informer le jeune garçon par exemple on disait : « je t’ai donné une telle » ou « je t’ai réservé une telle ». Mais pour informer la jeune fille, on disait et on continue à le dire  même maintenant dans les zones rurales: « je t’ai donnée à un tel ». Ces propos tenus par le chef de famille, étaient de caractère autoritaire et souvent sans recours. Beaucoup de femme ont perdu leur mariage en tentant de s’opposer à une décision de l’époux concernant un mariage.

De nos jours, la situation tend à changer pour les garçons, mais elle reste et demeure la même pour les filles. Le jeune homme, pour sa part, opère son choix, soit parmi les jeunes filles proposées par ses parents ( c’est le plus fréquent) ou ses camarades, soit sur la fille qu’il a librement choisie.

Cependant, il y a des rares cas où les parents imposent au garçon leurs choix. Après cette phase, les parents du jeune homme se renseignent sur la jeune fille, sa famille dans un premier temps (si elle est méconnue par ces derniers) . Ainsi, s’il n’y a pas d’obstacles et autres empêchements (lignage lépreux, esclave, griot, forgeron, etc.). Ils vont chez les parents de la jeune fille. Dans un deuxième temps, le père du jeune homme accompagné d’une ou de deux personnes de sexe masculin et/ou les délégués de celui-ci vont chez la famille de la jeune fille pour demander la main de la fille ; ce que l’on appelle : Tanbaya arme ou aure « demande en mariage ». Cette démarche est effectuée selon la formule ordinaire : Mu tahi in da uwayen ta ou wakilan ta « On va chez ses parents ou ses tuteurs ». Ces parents sont généralement masculins car lorsqu’on trouve uniquement les femmes, c’est elles mêmes qui disent : ku tahi ku ga maza « allez-y voir les hommes ». En fait les femmes bien qu ‘elles peuvent s’opposer dans certaines circonstances, ont généralement une voix consultative. Après la rencontre des deux parties, le verdict est soit prononcé sur  le champ lorsque la famille de la jeune fille accepte la démarche, soit repoussé à une date ultérieure lorsque la nécessité d’une consultation intrafamiliale (famille de la jeune fille) s’impose. Lorsque l’avis est définitivement favorable, les deux parties fixent le jour où on doit célébrer le contrat (cérémonies religieuses) de mariage, « daurin aure ». Ainsi, la famille de la jeune fille fait tous les frais pour recevoir la délégation du jeune homme, lorsque la jeune fille réside dans un village autre que celui du futur conjoint.


Niger : Commémoration sans fin et sans résultat du 9 février

indexLe Lundi 09 février 2015, l’Union des scolaires nigériens a commémoré le 25ème anniversaire des évènements tragiques du 09 février 1990. En ce jour-là, trois scolaires étaient tombés sous les balles des forces de l’ordre, sur le pont Kennedy Niamey. C’est la seul voie terrestre qui relie la capitale à Harobanda, Ces scolaires participaient à une manifestation pacifique contre la dégradation continue des conditions de vie et d’études des scolaires nigériens et le rejet du Programme d’ajustement structurel (PAS) imposait par le FMI que le régime du Général Ali Seïbou s’apprêtait à mettre en application à l’époque. Sous la houlette de leur puissant syndicat USN (Union des Scolaire Nigériens), ils s’opposaient formellement à la mise en œuvre du projet Éducation III avec son système de double flux  dans les écoles primaires.

Les scolaires morts ce jour sont : Abdou Maman Saguir et Alio Nahantchi et Issaka Kaïné (collégien). Depuis ce jour, chaque année, ils sortaient dans les rues aux cris de Abats! Que justice soit faite!. Ils veulent que justice soit faite suite à cette tuerie de leur camarade sur ce pont qu’ils coupaient ce jour là. Aujourd’hui, 25 ans après les faits, la justice n’est toujours pas rendue aux parents  des victimes et à l’ensemble des scolaires nigériens. Cette justice pourrait-elle être rendue un jour ? Deux décennies après, les revendications restent les mêmes. Jamais la justice ne s’est intéressée à ce dossier. Après tout ce temps passé, il est difficile sinon très difficile que ces revendications trouvent gain de cause. Malheureusement, c’étaient tous les régimes qu’avait connu le Niger qui ont prêté une sourde oreille à cela. les auteurs, coauteurs et complices de la tuerie courent toujours.

Mais en plus, avec le temps, même les scolaires commencent à ne plus croire à la possibilité d’un procès sur les évènements du 09 février 1990. Pour beaucoup d’entre eux, qui ignorent même ce qui s’est passé ce jour-là, la commémoration de cette date est plus un moment de joie que ce long et interminable deuil. La joie de ne pas aller à l’école, mais aussi de se rendre maîtres de la circulation en bloquant les artères de la capitale et des autres villes du pays pendant une bonne partie de la journée. Hier matin, quand je sortais pour une livraison, j’ai rencontré leur cortège aux alentours du CHR  (Centre Hospitalier Régional). Des petits enfants m’ont bloqué le passage et m’ont obligé à monter sur le trottoir. Je sais qu’ils ne plaisent pas. Ils peuvent m’assainir de coups gratuitement si je ne leur obéis pas. La CASO , (la Commission des affaires sociales et de l’ordre) une force de frappe terrible,  qui tenait tête ne me fera aucun cadeau.


CAN 2015, quelles leçons retenir ?

337e0Après le désistement inattendu du Maroc à organiser  la 30e  Edition de la CAN 2015, l’honneur a été fait à la Guinée Equatoriale.  C’était un ouf de soulagement pour Issa Hayatou et les amateurs du ballon rond, si Teodoro Obiang Nguema Mbasogo avait accepté d’organiser une telle compétition dans son pays. Il a bien reçu le pari que beaucoup de « petits pays » ne réussiront jamais à faire tout en mettant à l’écart le prétexte fallacieux d’Ebola. Pendant un mois, les télévisions du monde entier ont projeté en direct tous les 32 matchs. Cette 30e édition n’a pas eu beaucoup d’enjeu au Niger à cause de l’absence du grand voisin, le Nigéria. Sur beaucoup de points aussi, la CAN (Confédartion Africaine de Football) 2015, a failli être un mauvais souvenir pour le pays organisateur et certaines équipes. Le temps fort qui a retenu mon attention est sans doute l’avant dernier match du pays organisateur contre la Tunisie. Après sa sortie triomphale des derniers mouvements sociaux du printemps arabe, les Tunisiens ont vu leur espoir de continuer la compétition se dégonfler comme un ballon à cause d’une incapacité de l’arbitre à contenir le match. Sans être un expert du football, on s’aperçoit aisément que la Tunisie a été lamentablement éliminé à cause de la non impartialité de monsieur l’arbitre. A la grande surprise de tout un chacun, la CAF annonce quelque temps après, une amende de 50 000 dollar à cette même équipe de la Tunisie. Pourquoi ? Pour avoir manifester son mécontentement. Les dernières décisions de la CAF? montrent clairement le manque de démocratie dans cette institution dont beaucoup d’observateurs l’accusaient. Cela corrobore d’une part, les propos de Hayatou par lesquels il a dit  » trouver une façon de remercier » la Guinée Équatoriale. D’autre part, combien ont-ils payé cet arbitre mauricien pour qu’il sabote ce match de façon flagrante?  Car il ne peut pas prendre un si gros risque comme celui-ci et pour rien. il n’est un secret pour personnes, depuis un certain temps, les noms des responsables des confédérations sportives sont associés à des scandales de corruption.

La finale a opposé comme vous le savait, la Côte d’Ivoire contre le Ghana, deux pays Ouest africains et limitrophes. La Côte d’Ivoire a été déclarée victorieuse à l’issue d’une épreuve de tir aux buts tout comme la petite finale aussi qui a opposé le pays organisateur contre le Congo. Le tir aux buts, est la phase que j’admire la moins dans une compétition footballistique. A part tout cela, le football n’est plus ce jeu compétitif, où se confronte les meilleures équipes. Il est devenu aujourd’hui, un vrai business. les stades sont devenus un lieu d’affrontements physiques entre les supporteurs, et autres comportement anti sportifs.  A cause de l’argent, on est capable de tout.

En fin, aucun cas d’Ebola n’a été déclaré pendant toute la durée de la compétition.


C’est quoi la féminité chez vous?

« Même si les choses semblent aller à l’avantage des « mâles », ce n’est pas toujours le cas, comme tu le montre bien ». Ce sont les propos d’un lecteur dans son commentaire sur un article que j’ai posté la semaine passée. En cela et pour faire justice aux femmes (comme on le dit) j’ai décidé de poster ce modeste billet. La femme noire africaine est différente des autres femmes. Mais de façon générale, les caractères physiques de la femme telles que l ‘élégance et l’esthétique sont très appréciés. Certaines femmes sont jugées plus belles que d’autres souvent par leurs formes et leurs teints ; critères très appréciables pour la beauté d’une femme, or le processus par lequel on parvient à une beauté socialement acceptable peut être très destructeur tant sur le plan physique que psychologique. Ainsi, les pressions exercées sur les femmes dans certaines sociétés pour qu’elles se rendent séduisantes afin de trouver un conjoint et assurer la survie économique et sociale de la famille les obligent à effectuer des démarches élégantes. Dans cette situation, la femme est dépossédée de sa responsabilité en tant qu’être humain, l’essentiel de la personnalité de l’être humain. Sans cette chose essentielle intérieure, elle est réduite à sa peau extérieure ou enveloppe. Elle agit en tenant compte plus du goût de l’homme que son goût à elle (ACP-UE, N°183, 2000 :42).

Chez mois dans les sociétés hausa, il serait étonnant, mais pas rare d’entendre les femmes dirent entre elles qu’ «  une telle est une vraie femme ! ».

Chez moi au Niger, une femme se distingue des hommes par l’entretien du corps. Il en est de même de la propreté de la maison qui est exclusivement féminine. Lorsque la maison est sale, la femme est la seule à être condamnée par l’entourage. Dans les villages, l’embonpoint et la corpulence de la femme sont privilégiés dans la détermination de son caractère féminin. C’est pourquoi, généralement après les récoltes (Octobre-Décembre), les femmes dans les villages organisent un concours qui consiste à organiser les femmes, généralement jeunes, en plusieurs équipes des deux. Ainsi chacune est mise en compétition avec une femme de son calibre. On attache un fil au cou de chaque membre de l’équipe. La présidente du groupe (appelée en langue local kungiya) et ses associées donnent aux femmes en compétition des produits modernes et des décoctions pour qu’elles grossissent. Elles fixent une durée de 3 mois, après laquelle les concurrentes sont évaluées. Celle dont les muscles auraient augmenté plus que l’autre membre de son équipe sera déclarée gagnante.

 

Chez moi, dans le ménage, la femme dépend de son mari et doit lui obéir. Le marabout en les unissant leur prescrit formellement ces recommandations (lors des cérémonies dites religieuses). Quand la femme se conduit mal et n’obéit pas à son mari, ce dernier informe en principe ses parents qui à leur tour informent les parents de la femme qui interviennent auprès d’elle pour l’inviter à l’obéissance. Certains époux sont rigoureux et dominateurs vis-à-vis de leurs épouses. Les malchanceuses sont battues à mort. Lorsque la femme se sent angoissée par le comportement indigne qu’elle a observé chez son mari, elle se soulage en faisant recours à son moyen de défoulement et d’interpellation qu’est le pilon. Ne pouvant pas s’adresser face à face à son époux, la femme balance son pilon en l’air, claque les mains et extériorise ses pensées. S’adressant à l’homme qui est toujours à la maison, qui ne part pas en exode, la femme dit : « Lèves-toi ce paresseux, les vrais hommes sont à Abidjan, ils envoient à leurs femmes des complets par paires. Si tu peux m’envoyer même une pièce de 500 Francs CFA »(moins d’un euro).

 

Dans la zone rurale hausa, le respect des responsabilités socialement attribuées selon le sexe est quasi strict par rapport au milieu urbain. Ces dernières années, on constate un transfert de certaines responsabilités qui sont socialement attribuées à l’homme sur la femme. Ainsi, on a tendance à s’acheminer vers une nouvelle orientation des obligations et des rôles familiaux dans le foyer à travers un rétrécissement de l’autorité de l’époux sur certaines questions de la famille. Cela s’explique par une émancipation plus ou moins timide des femmes au sein du ménage, dans la gestion de certaines charges domestiques et l’exercice de certaines responsabilités. L’émergence des associations féminines au Niger, a contribué aussi, d’une façon à une autre à faire changer cette tendance. Aujourd’hui, les femmes, dans beaucoup de cas, s’occupent de la clôture des maisons bien qu’elle soit en paillote ; elles financent les colmatages des maisons conjugales, en l’absence des maris ; elles construisent leurs cuisines et paient des fois les portes et fenêtres pour leurs maisons. Mais parfois, souvent après, le divorce, on voit des portes, des fenêtres et des cuisines démantelées sous le regard impuissant du mari. En plus, parfois dans ces mêmes situations, la femme refuse de partir sans le reliquat de sa dote qui n’a pas été payé.