ASSOUMANE Habibou

22 Mars, Journée Mondiale de l’Eau

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Le 22 Mars de chaque année, est considéré comme « Journée Mondiale de l’Eau ». L’eau est source de vie. Elle peut être aussi source de misère. Pourquoi pas ? Avoir l’eau, ce n’est pas suffisant. Il faut que celle-ci soit potable. La sauvegarde de cette denrée rare est devenue un enjeu crucial pour tous les États.

À l’instar de la communauté internationale, le Niger a célébré la journée Mondiale de l’Eau  dont le thème est :« EAU ET DEVELOPPEMENT DURABLE ». A Tahoua, c’est l’Hôtel de Ville qui a été choisis pour le lancement officiel de cette journée, sous la présidence du gouverneur Barmou Salifou. L’eau et le développement durable sont deux éléments étroitement liés. En  effet, son abondance contribue à la réduction de la pauvreté, à la croissance économique et à la sauvegarde de notre environnement. La  région de Tahoua, regorge d’importantes ressources en eau souterraine et  de surface, dont : 1,2 milliard de mètres cubes d’eau souterraine localisée dans les quatre principales nappes aquifères du terroir, d’une part. De l’autre, 400 Millions de mètres cubes d’eau drainent chaque année à travers les cinq principales vallées à savoir : la Maggia, la Tarka , Le Tadis, Keïta et Badaguichiri. La région de Tahoua compte actuellement 284 mares permanentes et semi-permanentes. Ce potentiel hydraulique doit être exploité et géré de façon rationnelle, si nous voulons garantir  l’approvisionnement en eau aux générations futures.

Depuis des années, le  besoin en eau des populations de la ville de Tahoua n’est pas couvert. On pense maintenant, les travaux de l’Alimentation en Eau Potable (AEP) démarrés il y a de cela plusieurs mois seront achevés. Ils permettront de résoudre ce problème épineux de manque d’eau que souffre cette ville  pendant la saison sèche. Les pompes ne coulent pas à plein régime dans les quartier comme Koufan Tahoua, ou Koweit pendant un bon moment. Autrefois, ils existent des puits dans chaque quartier. Mais, depuis l’avènement des châteaux d’eaux, les puits sont délaissés ou enterrés. Les autres sont par contre, transformés en fosse septiques dans les maisons.  Cette cité a besoin de nouvelles infrastructures hydrauliques urbaines, pour  doubler sa capacité de production en eau. En effet, pour les responsables de la Société d’Exploitation des Eaux du Niger (SEEN Tahoua), les besoins en eau des populations et du bétail de Tahoua sont quotidiennement estimés à 12 000 m3 d’eau/j. L’eau dans les villes nigériennes n’est pas seulement réservée à la consommation humaine. Nous avons une grande quantité de cheptel  en ville dont la consommation en eau est supérieure à celle des humains.


La radio-télévision nigérienne remplit-elle sa mission ?

studio-radioLa radio et la télévision en général, ont pour mission d’informer, de sensibiliser,d’éduquer et de distraire. Mais au Niger le paysage médiatique ne semble pas avoir cette mission. Avant l’instauration de la démocratie, une seule radio existait dans le pays : la voix du Sahel. A l’ère de la démocratie, la liberté de presse s’installa à petits pas chez nous. Aujourd’hui, on compte plus d’une centaine de radios et télévisions publiques et privées, malheureusement, ces médias ne représentent pour leurs promoteurs que des moyens de gagner de l’argent.

Dans la région de Tahoua, elles sont nombreuses (sans oublier les radios communautaires). Dans le chef-lieu de la région (Tahoua) on dénombre 4 radios privées et une régionale. Chaque jour elles diffusent diverses émissions. Ces dernières sont retransmises par l’une ou l’autre station de radio ou de télévision à quelques exceptions. Le divertissement occupe une place de choix sur la grille des émissions radiotélévisées au Niger. En effet, on peut penser que ces médias oublient de plus en plus les 2 autres missions, celles de  sensibiliser et d’éduquer les communautés. Dépourvues de véritables programmes, elles n’émettent que de la musique la plupart de temps. Une mélodie variée dont beaucoup d’auditeurs ignorent le sens. Je n’ai rien contre la musique ni les musiciens. Mais à quoi sert la promotion d’une musique qui vient d’ailleurs ? La radio constitue un élément incontournable de la lutte contre la pauvreté dans les sociétés.

Les médias nigériens dans leur écrasante majorité manquent de moyens financiers. Notons que ces derniers trouvent leur oxygène grâce à des contrats publicitaires et autres publi-reportages. Ces quelques rares spots publicitaires se limitent dans leur grande partie à l’alimentaire. Pourquoi ne pas faire chez nous, des médias sans publicité ? Parfois, ce sont des opérateurs économiques qui offrent des plages d’heures à des marabouts prêcheurs. Ces derniers à leur tour, au lieu de faire les prêches, certains se plongent dans une diatribe de remise en cause d’un prêche déjà fait par un autre. Tout cela, parce qu’ils n’appartiennent pas à une même secte ! Mais, où va ce monde ? Ceux qui doivent éclairer nos chemins sont maintenant ceux qui les assombrissent. Que se passe-t-il vraiment entre ces marabouts ? En cela, la radio du moins les médias, sont devenus un lieu et un instrument de règlement de compte entre religieux, mais aussi et surtout des politiciens. A en croire certaines études, des médias nationaux qu’internationaux sont la cause lointaine ou immédiate de beaucoup de troubles sociaux.

L’Etat nigérien depuis un certain temps, octroi des subventions dans le cadre de fonds de presse à tous les médias nationaux éligibles. Il faut rappeler que, la mauvaise répartition de ces fonds a été d’une manière ou d’une autre le début du cauchemar politique de l’ancien président de l’Assemblée nationale Hama Amadou. A part l’amateurisme qui les caractérise, les médias nigériens ne sont pas prêts à satisfaire les auditeurs. En définitive, on peut affirmer sans risque de se tromper que, les médias comme RFI, BBC, Africa N°1 pour ne citer que cela, restent et demeurent les principales sources d’information des Nigériens. Messieurs et mesdames les journalistes, est-il vrai que vous n’écoutez pas les autres, mais vous parlez d’eux ? Que pensez de ceux qui affirment que vous ne lisez pas les autres mais vous aimez  écrire sur eux ? Profitez bien de la montagne de la table.


Niger : certains grands chantiers s’arrêtent à la pose de la première pierre !

img_lancement_cimenterie_keita_23-04-2014Certains grands projets lancés par Issoufou dans son programme de renaissance du Niger n’ont jamais débutés. Après les cérémonies grandioses de pose de la première prière, les terrain sont abandonnés à eux-seuls. Des travaux la boucle ferroviaire un an après son démarrage avance à pas de caméléon.Ce chantier, lancé en Avril 2014, par son Excellence le Président de la République Elhadji Mahamadou Issoufou  devrait concerner l’axe Niamey-Dosso. Le chemin de fer au Niger, on n’a jamais vu et personne ne l’espérait. C’est  société Bolloré qui devrait transformer ce rêve séculaire en réalité grâce à un partenariat public privé. Autrement dit, à travers un tel accord,  l’Etat nigérien autorise cette société de réaliser et gérer l’exploitation de cette infrastructure commerciale à sa place. L’Etat accepte de prendre uniquement des taxes auprès de l’entreprise exploitante  ou donne un délai d’exploitation qui, lorsqu’il est à échéance, l’Etat reprend l’investissement et procède à sa nationalisation. L’investissement devient ainsi un bien national.  Raison pour laquelle, un responsable de Bolloré affirme lors de sa sorti d’une audition que lui accordé le président de la république, que le chemin de fer qu’ils sont entrain de construire ne coûtera RIEN à mon pays. Je sais comme beaucoup de Nigériens la phrase de ce Monsieur cache beaucoup de choses. Ce sont ces mêmes types de cadeaux empoisonné que nous offrait toujours l’occident.

Les techniciens de cette société ont pris le lourd pari de faire siffler le train un 18 décembre 2014 dans la somptueuse cité des Djermakoyes rénovée sur fonds propre des contribuables nigériens à hauteurs de plusieurs dizaines de milliards de F CFA. DOSSO SOGA, il faut le reconnaitre, est quand même un chantier bouclé à temps (à quelques exceptions prêtes) à la grande satisfaction de tout un peuple qui était venu partager sa joie dans cette ville pour les festivités du 18 décembre. Le président de la république a promis au Dossolais dans un de ces points de presse de venir chez eux en train. Le 18 Décembre 2014, jour de la fête de l’indépendance au Niger, Zaki (sobriquet du président Nigérien actuel) n’est pas arrivé à Dosso dans aucun train. À cet effet,  les journaux locaux ont rempli leurs colonnes de cette histoire avant et après la date fatidique annoncée par les autorités nigériennes de l’inauguration du premier rail nigérien. Mais, la présidence de la république a fait de ça un non événement.

A la tête des grands chantiers en mal d’achèvement,  il y a le rêve  « préhistorique » du Niger colonial, de disposer d’une autonomie énergétique par la réalisation de son propre barrage hydro-électrique (Kandadji). Cette promesse alléchante a mobilisé tout un peuple autour de cet idéal. 48 mois après la prestation du serment de son excellence à la magistrature suprême, le Nigérien est en train de se convaincre que ce dit barrage  n’est qu’un mirage qui s’éloigne chaque jour de l’horizon. Le site minier d’Imouraren qui devrait confirmer le Niger au 2ème rang mondial des pays fournisseurs de l’uranium se fond comme du beurre exposé au soleil du midi. La liste sera très longue et  encore longue pour citer les grands chantiers non finis.

A Tahoua, c’est le cas de la nouvelle cimenterie de Garadaoua (département de  Keita) dont la construction a été attribuée à l’entreprise BORKIR International, filiale de Dangote Group. Cette dernière, ne fait plus parler d’elle malgré la promesse très séduisante de l’entreprise qui promet aux nigériens le sac du ciment de Keita au plus tard au milieu de l’année 2015. Presque un an après rien n’est encore fait. Jusqu’à cette date, aucun n’ouvrier n’est sur le site. En juillet 2014, c’était à la pose de la première pierre du Complexe charbonnier de Salkadamna, dans la commune rurale de Takanamatt (département de Tahoua) qui devrait être réalisé par la société américaine Sources California Energy Services n’est pas en marge de cette situation. . Ici encore, les travaux tardent à démarrer. La société américaine n’est-elle pas prête ? Le  mercredi, 4 février 2015, à Bouza, toujours dans la région de Tahoua, a eu lieu le  lancement officiel des travaux  du cadet des grands chantiers, le bitumage de la Route Madaoua-Bouza-Keita-Tamaské. Nos amis Chinois ont la grâce insigne d’exécuter ce contrat. Personne au monde ne doute de leur capacité mais, au regard des autres chantiers, il y a lieu de ne pas commencer à leur jeter des fleurs. Et il est important de se poser certaines questions. Ce chantier est en droit de s’inquiéter de l’épidémie de « nanisme » qui empêche son frère, le  bitumage du tronçon  Niamey-Filingué-Tahoua de grandir rapidement. Mais comment peut-on expliquer cette lenteur ? L’objectif de la renaissance du Niger n’est plus à l’ordre du jour ? Le Ministre de l’équipement et les bureaux d’études concerné sont-ils vraiment au courant de tout ce qui se passe ?


Agadez et la 36ème édition du championnat national de lutte traditionnelle du Niger

Combat de lutte traditionnelle au Niger
Combat de lutte traditionnelle au Niger

L’ouverture de cette  édition de la lutte traditionnelle du Niger a eu lieu hier vendredi, dans l’enceinte de l’arène Aboubacar Djibo d’Agadez. Elle se déroulera du 14 au 22 Mars 2015. C’est 80 lutteurs (10 par région) qui sont sélectionnés chaque année pour participer à cette compétition. Ils entreront dans l’arène pour battre d’émotions le cœur des Nigériens. Chaque lutteur présent à Agadez,  peut bien remporter le prestigieux titre du champion du Niger, mais un seul et un seul aspirant sera aux anges un soir du 22 mars prochain et brandira le sabre national du haut de son cheval harnaché. Ce Symbole de majesté durera une année. Le vainqueur ne sera pas celui qi a été la proie de charlatans mystiques, ni celui qui est le plus fort de muscles, mais sera celui la qui s’est préparé physiquement, moralement et techniquement pour une telle compétition. Paix et solidarité à travers la lutte, c’est le thème choisi pour cette 36e édition de lutte tradition d’Agadez. Le choix de ce thème n’est pas fortuit si on se réfère aux dernières déclarations de l’opposition politique nigérienne qui appellent à une guerre civile. C’est pour  la  5e fois de son histoire depuis 40 ans (1975-2015) que la cité légendaire de l’Air organise un championnat de lutte traditionnelle au Niger.

Encore une fois, la lutte nigérienne, le sport le plus populaire du pays vient en témoigner de son importance, sa place prépondérante dans la vie des Nigériens. Avec son caractère très sportif et culturelle, la lutte au Niger a longtemps était un vecteur d’unité, de paix, de solidarité et de rapprochements entre les peuples. Transmise en directe à la radio et à la télévision nationales, elle  rassemble dans les arènes des milliers sinon des millions de fanatiques aussi bien en zones urbaines que rurales. Elle est un moyen de construction d’un pays, affirme le président national de la fédération nigérienne de lutte FINILUTTE. Quand au ministre du sport, il estime qu’un tel événement doit être basé sur un idéal de paix. Pour cela il affirme dans son discours d’ouverture qu’ « aujourd’hui plus qu’hier, le Niger a besoin de paix et de stabilité ». Malgré l’état de route pour se rendre à Agadez, ce sont des centaines de milliers de spectateurs qui vont se converger  dans cette ville pour se grand événement.

Cette cérémonie officielle d’ouverture a été marquée par la remise du sabre en jeu par le champion national 2014 en la personne de Yacouba Adamou. Désormais il va pour la conquête du même sabre au même titre que les autres 79 lutteurs sélectionnés. Les combats ont débutés ce matin à 9 heures, heure locale entre la région de Diffa et celle de Dosso. Le lutteur de Dosso a été le premier malchanceux a avoir mordu le sable à Agadez cette année. L’un des combats les plus attendus,  celui qui opposent les lutteurs de Tahoua et ceux de Zinder aura lieu cet après midi. Bonne chance à tous ceux qui n’ont pas encore combattu donc!


Niger : meeting du parti au pouvoir à Illéla

meting Illéla

Le samedi 7 mars 2015 s’est tenu à Illéla un gigantesque meeting organisé par la coordination départementale du Parti nigérien pour la démocratie et le socialisme, PNDS-Tarraya. Les sections au niveau des communes ont mis à la disposition du parti un important dispositif de moyen de transport pour acheminer gratuitement les militants. Ceci est une tradition chez tous les partis politiques au Niger.

* Depuis la veille, dans la ville d’Illéla, les différents comités d’organisation mis en place n’ont oublié aucun détail pour accueillir, hébergé et sécuriser les différentes délégations. Des drapeaux aux couleurs du parti étaient accrochés dans plusieurs rues de la ville.Une ville qui est l’un des fiefs du Parti nigérien pour le socialisme et la démocratie (parti qui a porté son candidat à la magistrature suprême). C’est aussi l’un des cantons de la région de Tahoua les plus peuplés et les plus grands.

Composé de deux départements (Bagaroua et Illéla) et de quatre communes (Illéla, Badaguichiri, Bagaroua, et Tajaé), le canton d’Illéla est un électorat sûr, pour le parti rose. Dans l’histoire de démocratie récente au Niger, jamais, un autre parti politique n’a eu une assise populaire, dans cette zone, comme l’a à ce jour le PNDS-Tarayya. De tous les scrutins organisés au Niger, ce parti n’a jamais perdu une élection démocratique en ce lieu. Les élections locales et législatives sont toujours remportées par Tarraya. Ce canton se hisse comme l’épicentre du militantisme rose.

Etaient présents au meeting ce samedi tous les gros poids du parti. Selon les organisateurs, ce rassemblement vise 2 objectifs : apporter un soutien indéfectible au président de la République ainsi qu’aux forces de défense engagées à Diffa dans les combats contre Boko Haram et réceptionner les différents dons faits par des militants du parti. Des dons comprenant 50 motos Kasea, 50 motos-pompes, 10 machines à coudre, du matériel informatique et un véhicule 4×4 en faveur des femmes Tarayya. C’est dire que le dispositif logistique pour les échéances électorales 2016 est déjà mis en place en ce début de l’année 2015 dans cette localité.

Sans l’intervention de certains sages du parti et autres responsables, la masse populaire réunie là serait dispersée. Les drapeaux du parti affichés dès la veille ont disparu le matin,  retirés et déchirés par des jeunes mécontents de la remise des témoignages de satisfaction à un groupuscule d’individus et/ou élus locaux. Pour ces jeunes, ces « affamés » de témoignages n’ont fait qu’à leur tête, car ils n’ont consulté personne sur la question et ils n’ont rien fait pour mériter une telle distinction. Vraisemblablement, ce comportement affiché par les jeunes n’est que l’arbre qui cache la forêt.

Quelques mois après l’accession d’Issoufou à la magistrature suprême, beaucoup de militants ont fustigé la manière dont certaines nominations avaient été faites. Certains militants ont fait part de leur déception. Hormis les 2 députés sur 3 du département (tous issus d’Illéla), ils estiment que le PNDS ne fait que l’affaire d’une poignée de familles dans la ville. L’un d’entre eux va plus loin en disant qu’il ne croit plus à ce parti. L’arrivée en masse des ressortissants résidents à Niamey qui jadis était chose rare est un signe précurseur de l’écartement progressif des vétérans locaux de la gestion du parti. Dans tous les cas, « un cabri mort n’a pas peur du couteau ». L’année 2016, c’est pour bientôt, comme dira l’autre, wait and see !


Journée internationale de la femme, mais quelle femme ?

Femmes rurales
Femmes rurales

Au Niger, on affirme dans le milieu intellectuel féminin que, depuis la conférence de Beijing, il y a cela 20 ans, des progrès estimables ont été enregistrés en ce qui concerne la promotion de la femme. Il est apparu une plus grande prise de conscience par les Etats de la nécessité de prendre en considération les préoccupations des femmes. Les gouvernements se sont plus qu’auparavant investis à promouvoir les droits des femmes. Ainsi ont été créés des ministères en charge de la Promotion de la femme et du genre. L’élaboration et l’adoption des politiques et programmes pour booster les changements. Une prise de conscience par les femmes elles-mêmes a été constatée et s’est traduite par un engagement sans précédent des femmes en vue de l’amélioration de leurs conditions de vie.

Pour mieux les atteindre, les organismes qui appuient ces femmes leur imposent de s’organiser en groupements. Pour eux, cela favorisera sans nul doute l’entre aide et le transfert des connaissances entre elles. En cela, en 2013, le répertoire réalisé par le ministère chargé de la question féminine révèle la présence au Niger de plus de 25 000 groupements féminins avec plus de  700 000 adhérentes. Ces femmes s’investissent dans leur grande majorité dans les activités régénératrices des revenues (AGR).

Des organisations non gouvernementales (ONG) et autres associations ont vu le jour dans le seul et unique but de défendre le droit de la femme au Niger. La situation administrative des femmes citadines et instruites a considérablement évolué. Sa représentation à l’Assemblée nationale a considérablement augmenté passant d’une femme député en 1999 à 16 femmes députés à la dernière législature en 2011. En même temps le nombre de femmes au gouvernement est passé d’une femme à 8 femmes actuellement. Les femmes rurales siègent dans des conseils de municipalités en tant qu’élues locales. Elles sont au nombre de 630 femmes conseillères municipales. Parmi elles, deux ont été élues maires de leur commune respective dans la région de Tahoua. Bien que des progrès considérables aient été accomplis depuis, beaucoup restent à faire. On parle d’amélioration des conditions de vie, évolution, progrès ou émancipation des femmes, mais de quelles femmes il s’agit ?

Pendant des siècles, le statut de la femme rurale était le même. Au Niger, des études consacrées aux rapports hommes-femmes et les mouvements conduits en faveur des femmes au cours de ces dernières décennies ont abouti, de nos jours, à l’adoption de plusieurs textes qui visent l’égalité des sexes et la promotion de la femme. Il en est ainsi de la Constitution de 2010, qui interdit toute discrimination entre les hommes et les femmes en son article qui stipule que « le Niger est un Etat de droit, il assure à tous l’égalité devant la loi sans distinction de sexe, d’origine sociale, raciale, ethnique ou religieuse ». Malgré ces bonnes intentions, les contraintes socioculturelles continuent de faire obstacle au processus de l’égalité entre les hommes et les femmes. Cette situation est très visible dans les zones rurales où les comportements relatifs aux rapports hommes-femmes sont fortement rattachés aux pratiques coutumières et aux croyances traditionnelles. C’est-à-dire que les manières d’agir se conforment à la juridiction traditionnelle qui régit la vie du groupe, de la communauté ou de la société dans son ensemble.

 


Niger: Le Salon de l’Agriculture, de l’Hydraulique et de l’Elevage est à sa 2e Edition

Visite StandsLe Salon de l’Agriculture, de l’Hydraulique et de l’Elevage du Niger, SAHEL, en abrégé se tient cette année, du 3 au 8 Mars dans la capitale nigérienne, Niamey. Ce salon s’ouvre au moment où la tension devient de plus en plus ferme entre l’opposition  politique et le Président de la république, alias « Charli » (c’est le surnom ironique que lui attribue l’ARDR) . Avec comme thème « Valorisation des produits du terroir », cette rencontre est la 2e du genre qui regroupe quatre jours durant les exposants, les bailleurs et innovateurs des différentes régions de notre pays ainsi que des délégations des pays invités. Il est organisé par le réseau national des chambres d’Agriculture du Niger (elles sont au nombre de 8) en collaboration avec les ministères de tutelle. Le lancement officiel du SAHEL-Niger 2015 a vu la participation du chef de l’exécutif nigérien, les membres du gouvernement; des députés et autres invités de marque. Le salon de l’agriculture, de l’hydraulique, de l’environnement et de l’élevage, est une vitrine aux acteur et promoteurs de l’Agriculture. Il met sans nul doute en valeur de notre production nationale. C’est pourquoi, les organisateurs notamment, le réseau national des chambres d’agriculture sollicite l’appui des autorités. En effet, la présente édition démontre combien le Niger est un pays d’agriculture et d’élevage. Malgré les contraintes climatiques, nos produits agricoles (dans leur quasi-totalité bios) sont très compétitifs dans la sous région. C’est en cela que les autorités actuelles ont initié la Maison du Paysan. Cette maison du Paysan qui entre dans les efforts des autorités actuels à juguler les problèmes récurrents de famine est créée dans les 265 communes (52 urbaines et 213 rurales)  du pay. C’est un ensemble des services intégrés. Un centre multifonctionnel de proximité devant servir aussi bien pour la vente des intrants agricoles, des zootechniques mais, également pour la formation et l’éducation des producteurs.

Longtemps restée tributaires des aléas climatiques et autres poids démographiques et culturels, l’agriculture nigérienne ne nourrit plus son homme. Je vous assure que les habitants de mon village sont tous des cultivateurs/éleveurs. Mais rares sont ceux qui dépendent des produits de leurs récoltes. Raison pour laquelle, nous avons un taux migratoire très élevé. Nous avons besoin d’une véritable révolution agricole.   Comme l’année précédente, les meilleurs producteurs, recevront des prix des mains des plus hautes autorités. L’année dernière c’est la région de Diffa qui remporta le 1er prix d’un montant de 5.000.000 de Francs  CFA (plus de 7000 Euros).


Migration vers une télévision numérique terrestre au Niger

tnt-subvention-aides-publiquesLe Niger, pays sous-développé, veut en matière de télécommunication marcher avec le reste du monde. Pour cela, l’Etat s’est engagé dans une restructuration en vue de réussir la transition de l’analogique vers le numérique par la télévision numérique terrestre ( TNT ). Cette télévision, dont l’avantage est une meilleure qualité de son et de l’image offerte au public ne verra le jour au pays qu’en juillet prochain. Un comité a été installé hier, pour la mise en oeuvre de cette politique. Ils sont 17 membres; un groupe composé des représentants des ministères ; des institutions de régulation ; des structures syndicales et des télévisions publiques et privées qui doivent réfléchir sur le passage aisé de l’analogique au numérique à travers des propositions de restructuration juridiques et institutionnelles de l’Office des radios et des télévisions du Niger. C’est en effet l’ORTN qui est choisi pour expérimenter cette migration. Ce comité, premier de son genre, a une tache ardue et très peu de temps pour relever le défi de la date butoir de transition du passage numérique prévu pour le 17 juillet 2015.

« L’avènement de la télévision numérique terrestre va bouleverser la chaîne des valeurs actuelles par l’arrivée de nouveaux acteurs tels que l’opérateur de multiplex, l’opérateur de transport ; l’opérateur de diffusion et l’opérateur de distribution » a affirmé le ministre chargé de la Communication . Une réforme structurelle de cette institution sera opérée en vue de la séparation des activités de diffusion et d’édition des contenus. Cette séparation entraînera la création de deux entités distinctes pour répondre à la demande de l’ensemble des éditeurs des contenus publics et privés. Dans cette optique, il sera institué un régime transitoire sur les infrastructures, en regroupant les activités radiophoniques au sein d’une seule structure publique pendant une période d’essai de 5 ans. A la fin de ce régime transitoire, une étude sera menée, pour envisager l’ouverture des différents segments du marché des radios numériques concurrentielles a-t-il ajouté.

Malgré d’énormes efforts consentis par les différents gouvernements nigériens dans le domaine des télécommunications, il reste beaucoup à faire. Il existe toujours des quartiers dans la ville de Tahoua où il est très difficile de capter les signaux de la télévision nationale. Aussi, avec la télévision numérique terrestre, les anciens récepteurs ne sont plus utilisables. En cela, les utilisateurs sont obligés d’acheter de nouveaux équipements. Dans cette précarité économique, cela constatera un coût pour le consommateur nigérien.


Le Niger présente 3 films au FESPACO 2015

Affiche d'un des films nigérien
Affiche d’un des films nigériens

Les festivités officielles de la 24e édition du Festival Panafricain du Cinéma de Ouagadougou, 2015 ont débuté le 28 Février dernier au Burkina. Une centaines de films seront projetés dans des lieux différents pendant 7 jours d’affiler. Cette fête fait la fierté de plus d’un Africain en général et des Burkinabés en particulier. Mon pays le Niger est un habitué de cette cérémonie. Il était présent depuis la première édition en Février 1969. Nos cinéastes comme, Oumarou Ganda ou Moustapha Alassane étaient une révélation. Le premier avec son film Le Wazzou polygame rafle l’Etalon de Yennenga en 1972. Quand au second il remporte le prix OCAM du long métrage avec son film : Femme, villa, voiture, argent (FVVA), toujours dans la même année. Les figures du cinéma, nous en avions : Damouré Zika ; Djingarey Maïga et Moustapha Diop pour ne citer que cela.  Les films aussi, nous en produisons. Mais l’éco de la plus part d’entre eux ne dépassent mêmes pas la capitale à plus forte raison la frontière.

Cette année pour la compétion officielle il y a: Des films fiction long et court métrage ; des documentaires; des films séries télévisuelles ; des films des écoles africaines de cinéma. Le Niger, est présent avec 3 films. Un film fiction (court métrage) de Rahmatou Keita intitulé JIN’NAARIYÄ (les alliances). Le second est un documentaire du cinéaste Sani Magori, originaire de Galmi, un village nigérien reconnu pour son oignon et son hôpital de référence dans la région de Tahoua. Son œuvre mise en compétition s’intitule : Koukan Kourci, les Médiatrices. En fin, c’est dans la catégorie film des écoles africaines de cinéma, que Amadou Dénis Para et Roufay Charifatou présentent leur film dénommé Croix d’Agadez  sous l’égide de l’Institut de Formation aux Techniques de l’Information et de la Communication (IFTIC) du. Nonobstant les menaces sécuritaires et autre Ebola, FESPACO 2015 a eu lieu. Les organisateurs qui ont pu défier la peu,  régaleront pendant une semaine , les Ouagalais   des films purement africains. Pendant toute cette durée, la capitale burkinabé sera en fête. Ainsi, la rumeur de la déprogrammation du film  Timbuktu d’Abderrahmane Sissako a été tombée comme  un cheveu dans la soupe.

Une autre cérémonie similaire, a été organisée ( les mois passsés ) cette fois à Abuja au Nigeria: La MTN KANYWOOD. Elle récompense les meilleurs acteurs et actrices des films Hausa au Nigéria.. L’édition 2015 des Prix Kannywood a décerné  à titre posthume le prix du meilleur comédien au regretté Rabilu Musa, dit Dan Ibro, décédé en Décembre dernier. Les autres résultats sont les suivants : Sani Sadiq élu meilleur acteur, Hadiza Gabon meilleure actrice. Le talentueux Aminu Saira gagne encore le prix du meilleur réalisateur sans ‘oubliez que le FESPACO 2015 a fait de gros absents, en la personne de Blaise.